Cet espace participatif se veut être une alternative,libre et sereine, au scénario écrit par les pires élus de la nation.

Socio-économique - Coup de gueule

Un peu de pudeur, je vous prie !

"Le superflu des riches devrait servir pour le nécessaire des pauvres, mais tout au contraire, le nécessaire des pauvres sert pour le superflu des riches" - Jean Domat (1625 - 1696)

Je me souviens d’un élu flamand qui, étalé devant sa grosse villa, déclarait que les belges vivaient largement au-dessus de leurs moyens. Aujourd’hui, cantonné dans l’un ou l’autre château, entre deux défilés de carrosses hors de prix, il est de bon ton de nous affirmer, s’agissant des budgets alloués aux affaires sociales, que « les caisses de l’état sont vides » et qu’il convient de « responsabiliser » les bénéficiaires de revenus de remplacement et autres allocataires sociaux. En revanche, il n’est jamais à l’ordre du jour de restreindre le train de vie de nos diverses et nombreuses représentations.

Nos élus, ceux-là même qui nous louent à satiété les restrictions budgétaires visant à diminuer le coût de fonctionnement de nos institutions, n’ont aucun scrupule à se voter l’octroi de substantielles augmentations d’indemnités souvent inversement proportionnelles à leur présences dans les hémicycles du pouvoir. Et, à l’exception de quelques rares inaltérés, ils cumulent volontiers des mandats tant publiques que privés, s’affichant ostensiblement dans un luxe insolent le plus souvent financé par les deniers publiques.

Même à considérer qu’il serait insultant de recevoir un chef d’Etat autrement qu’en sortant le tapis rouge et l’argenterie, il n’a jamais été démontré qu’un environnement fastueux augure d’une meilleure diplomatie ou d’une plus juste politique. Il n’est, donc, nullement impertinent d’arguer que nos femmes et hommes politiques nous doivent la tempérance qui sied à nos moyens. La longueur d’un cursus où la difficulté d’un cheminement ne justifiant en rien le mieux-être de quelques uns au préjudice du bien-être de tous.

Airel

2 commentaires:

j. a dit…

De mémoire, ce homme politique flamand qui étalait sa personne et sa fortune sur une même photo, a profité aussi de cet interview pour jeter l'opprobre sur les "allocataires sociaux", c'est à dire les chômeurs, wallons surtout, qu'il a traité de profiteurs et de tricheurs, fraudeurs sociaux.
Il me fait terriblement penser à cette publicité pour des rillettes : on ne partage vraiment pas les mêmes valeurs !Roger137

@irel a dit…

Effectivement. Il est, en outre, le génial inventeur du "sociaal profitariaat op kosten van de werkende belastingbetalers".